jeudi 29 avril 2010

Un petit tour à l'ambassade des Etats-Unis

Trois jours après le mariage, direction Paris et l'ambassade des USA en France pour une dernière et cruciale étape de formalités administratives. Nous avions du prendre le rendez-vous environ 3 semaines à l'avance, après deux appels facturés 14,5€ chacun (l'un pour prendre le rendez-vous, et l'autre pour demander à ce qu'ils nous envoient la liste des pièces nécessaires... ce qu'ils avaient "oublié" la première fois). Après avoir passé plus de 3h la veille à remplir un formulaire en ligne qui ne demande en théorie que 20 minutes (le DS-160, obligatoire pour pouvoir passer à l'ambassade et qui nécessite une photo d'identité numérique au format 5x5cm), nous étions arrivés en région parisienne vers minuit et demi. Un peu stressés car nous n'avions pas l'un des documents demandés (une preuve comme quoi notre séjour était bien temporaire, genre une attestation d'employeur au retour ou un certificat de propriété), la nuit a été très courte car nous voulions arriver au plus tôt à l'ambassade. Nous avions en effet lu ici et là que les files d'attentes à l'extérieur de l'ambassade étaient interminables. Nous avions rendez-vous à 8h, et après avoir découvert pendant 1h10 les joies de la Francilienne et du périphérique parisien au petit matin, nous nous garons au parking Concorde, situé en face de l'ambassade, 10 minutes avant l'heure fatidique.

Là, grosse surprise : malgré un dispositif de sécurité impressionnant (moins que lors d'un match de foot, toutefois) qui nous oblige à changer de trottoir, nous rentrons très rapidement dans l'ambassade. Une première ligne de contrôle, sous une tonnelle à l'extérieur du bâtiment et constituée de deux gardes américains et d'un gendarme français, vérifie notre identité et que nous avons bien tous les documents nécessaires (et en particulier les deux mandats-compte de 131$, soit 98,25€, et oui, un chacun). La deuxième ligne de contrôle est située dans une cabane d'où les gardes américains nous appellent en cognant sur la vitre et où a lieu le contrôle des passeports et la fouille. Malgré le fait que nous avions laissé nos portables dans la voiture, nous nous faisons tout de même confisquer une clé 3G, une clé USB et une oreillette Bluetooth. Ça ne rigole pas ! Comme dans un aéroport, il faut enlever sa ceinture et passer sous un portique détecteur de métaux. La dernière ligne de contrôle est à l'intérieur de l'ambassade : un employé de l'ambassade vérifie que nous avons toutes les pièces et nous demande pour quel type de visa nous postulons. Malgré la queue, c'est assez rapide et comme à la Sécu, on nous donne un ticket avec notre numéro. Les numéros défilent sur un écran qui les attribue à un guichet au fur et à mesure. Il y a déjà pas mal de monde à attendre dans cette salle d'attente en open space où les sièges sont encadrés par une vingtaine de guichets disposés tout autour, en U.

Malgré cela, notre attente n'est pas si longue puisque nous sommes appelés pour notre premier entretien après une vingtaine de minutes. L'employé de l'ambassade est très sympa et plaisante avec nous. Il sait que je suis breton grâce à mon prénom et plaisante sur le nom d'Ophélie en lui demandant quelle équipe. Lorsqu'on lui répond FC Nantes, il nous parle immédiatement de Vahirua. Plus sérieusement, il s'étonne faussement que j'aille à San Francisco pour faire de la recherche et passer une thèse (alors que c'est pour un postdoc, ce que je rectifie immédiatement) et vérifie que nous avons bien toutes les pièces justificatives demandées afin de les rentrer dans son ordinateur. Le DS-160 ayant été rempli la veille, il n'a pas encore été vérifié par leurs services et c'est donc lui qui s'en charge. Il râle un peu mais nous lui expliquons que nous n'avons pu faire les photos que la veille. Comme la version numérique de ces dernières suffit, nous n'avons pas besoin de lui en donner la version papier, pourtant chèrement payée la veille au Phox d'Orvault Grand Val. Tout semble être bon, y compris le justificatif de paiement des frais de SEVIS (180$, soit 140€ environ) obligatoire lorsqu'on sollicite un visa d'échange. C'est très rapide et ça sent vite la fin, mais il nous annonce que nous allons être appelés prochainement pour le deuxième entretien.

Vingt à trente minutes après, je suis appelé au micro (et non pas via le tableau d'affichage comme la majorité des candidats à un visa). Après avoir entendu les questions posées aux gens qui nous précédaient, nous sommes un peu vigilants car ça sent souvent le piège (et certains n'auront sans doute pas leur visa étudiant...). Jusque là, tout s'était déroulé en français, aussi bien aux trois points de contrôle qu'au premier entretien. Là, les questions sont beaucoup plus précises (Qu'allez-vous faire à San Francisco ? Combien de temps pensez-vous rester ? Que faisiez-vous en France ?), mais pas aussi nombreuses et déroutantes qu'on aurait pu le penser. L'employé alterne le français et l'anglais, sans doute pour vérifier que nous maitrisons suffisamment la langue. Ça passe là aussi très très vite, et à la fin, sans nous avoir demandé nos relevés de comptes (pourtant annoncés comme pouvant servir à justifier de fonds suffisants pour venir, vivre et repartir des USA) ni le justificatif de retour décrit plus haut, il nous annonce que nous recevrons nos passeports avec nos visas d'ici deux à trois jours grâce à l'enveloppe Chronopost (23€) que nous leur avons fourni. Ça semble plutôt positif mais bon, tant qu'on a rien reçu... En tout cas, ça a été très rapide puisqu'à 9h30 nous sommes de retour au parking, prêt à affronter les embouteillages causés par les tracteurs pour ressortir de Paris et retourner en Bretagne.

Après un passage rapide sur Nantes, nous sommes revenus à Damgan depuis pour nous reposer pendant deux jours et nous avons pu voir grâce au numéro de suivi du Chronopost que celui-ci nous attendait dans notre boîte aux lettres depuis la fin de matinée. Nous sommes jeudi et 48h après avoir été à l'ambassade, nous avons déjà la réponse... Nous verrons cela ce soir en rentrant !

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